posté le 20-04-2012 à 11:53:40

ras le bol !

 

Ho que oui d'être prise pour une truffe, explication :

Comme vous le savez tous il n'arrive parfois de faire des remplacements dans l'école du village voisin au miens et a chaque fois que la mairie n'appeller pour faire un remplacement que j'accepter a chaque fois je leur signaler bien que si il y avait un poste qui se liberait ou créer j'était hyper interresser qu'il  pensent a moi et à chaque fois c'était oui oui bien on penserat vous.

Houai ba cause toujours avant d'hier soir j'ai apris qu'il avait EMBAUCHER une fille une veille qui n'a mis mari, mis enfants bref elle vit toute seule et il l'on embaucher sans penser a moi je suis

je me suis pas dégonfler j'ai appeller le maire enfin sais ma belle-mère qui l'a fait elle ses proposer de le faire a ma place car moi j'était beaucoup trop fusieuse et j'aurait dit des mots pas très gentil et aurait aussi perdut mon sang froid

donc c'est ma chere belle mere qui la fait pour moi (elle est super gentil avec moi et oui sa existe).

 

Et bien heureusement car quand elle a poser la question vous savez ce qui lui a repondut ?

Que je n'avait pas postuler pour se poste

 

  Non mais je reve il savent très bien que j'ai pas de boulot et en plus il l'on mon CV et comment j'aurai pus savoir qu'il y créer un poste puisse que cela me sa sais pas sus il aurait pus au moins n'appeller pour me demander mais NON on prefere embaucher la copine de machin truc il faut que je vous disent le comble c'est qu'elle avait du boulot et elle a demissioner pour prendre se poste la

     

    

ras le bol d'être prise pour un bouche trou, car c'est le cas car a chaque fois qu'il avait besoin j'était toujours la et la il ne font se coup la.



Et bien vous savez ce que je vais faire et bien tout les 3 ou 4 mois et bien je vais leur envoyer un CV + lettre de motivations comme cela il auront pas candidature dite moi si je fait bien de faire cela ? ou pas.

Mais dans quelle monde on vie si je fesait mal le boulot pourquoi il n'appeller quand il manquait de personnel Non mais comme je vous l'ait dit c'est encore un coup de piston de copinage comme toujours d'ailleur ce qui me dégoute c'est quelle avait un boulot avant ou est la prioriter la dedans.

Encore si sa aurait était une personne sans emploie avec des enfants comme moi qui aurait pris bon j'aurait était dégouter mais un peu moins car c'est pour faire vivre une famille mais la c'est pas le cas.

Je suis dégouter,déçu car j'avait confiance en eux j'ai le sentiment qu'il mon trahie quelle que part.


  Je vous souhaite à tous de passer un bon week-end je vous embrasse tous et à très bientôt gros bisous.  

 


Commentaires

 

1. nathalie21  le 20-04-2012 à 11:43:35  (site)

Kikou ma douce Holly!!!!!
Ha ouai c'est sure il y a de koi être dégouter!!!!!! ils ton prie vraiment kand ils savaient besoin de toi c'est vraimen dégueulasse, je dit ke tu fais bien de leur envoyer ton CV & lettre de motivation tout les 4 mois,aprés tout il ton bien eu donc a toi de leurs rendres la monnaie de leurs piéces.....
Belle aprés-midi ma douce amie!!!!
Pleins de bibis doux....Nath & bisounours
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2. omillou  le 20-04-2012 à 15:11:24  (site)

Bien sur nous aimerions dans ces instants impuissances posséder quelques pouvoirs magiques et ...
J'aime les blogs avec de l'écriture, je trouve ici de jolis mots
Bravo pour l'ensemble

3. lafianceedusoleil  le 21-04-2012 à 10:39:32  (site)

bonsour Holly,
je comprends que tu sois furieuse ma jolie. Moi, j'appelle ça de la magouille.
Continue de les harceler, tu auras peut-être un emploi fixe.
J'ai horreur des injustices et celle-ci en est une. Ils auraient du t'offrir cette place vacante ma jolie.
Surtout garde confiance.
Courage ma petite Holly.
Je te souhaite un bon week end.
Je t'embrasse très fort.

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4. nathalie21  le 21-04-2012 à 11:52:46  (site)

Kikou ma douce Holly!!!!!
Je passe avec un temps encore bien dégueu lol te souhaiter une belle aprés-midi de douceurs!!!!!Pleins de bibis doux.....Nath & bisounours
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5. nathalie21  le 23-04-2012 à 11:11:27  (site)

Kikou Holly!!!!!
Je passe avec le soleil mais il se cache de temps en temps mais il ne pleut pas c'est déja pas mal lol
belle aprés-midi!!!!!! pleins de bibis doux.....Nath & bisounours
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posté le 17-04-2012 à 15:00:19

 

 

Bonjour à tous !

houai ba aujoud'hui fait pas beau il pleut depuis ce midi pfffff

pas grand choses à vous dire je vous laisse donc avec mon billet du jour je vous souhaite à tous une bonne journée et vous dit donc à très bientôt gros bisous à vous

 

Dégraisseur ou maletachier 

Une boue infecte, sur la composition de laquelle il vaut mieux ne pas insister, envahissait les rues médiévales. La boue de Paris était célèbre; un proverbe disait: «Vérole de Rouen et boue de Paris ne s'en vont qu'avec la pièce.»

De plus, comme on mangeait avec les doigts, les sauces dégoulinaient sur les habits. Aussi les vendeurs ambulants avaient-ils beau jeu de crier cette fameuse terre «à foulons» employée dans l'Antiquité: Terre à laver pour dégraisser! L'un d'eux, connu sous le nom de «crieur de maletache» (mauvaise tache), a occupé les esprits. Brossette s'est donné beaucoup de peine pour expliquer ce que pouvait signifier ce mot; il finit par déclarer qu'on nommait ainsi le fripier ou le dégraisseur qui «levoit les taches».

Viollet-le-Duc est plus près de la vérité quand il dit que le terme désigne une «pierre à détacher, ou un savon à dégraisser», inventés par le fripier Martin, et analogues aux ingrédients de même nature que l'on vendait encore dans les rues et sur les places publiques jusqu'au XIXe siècle dernier.

Cependant, la male-tache n'était ni une pierre ni un savon. Parmi les gravures du XVIe siècle conservées à la Bibliothèque de l'Arsenal, figure un «crieur de male-tache». Il porte à la main droite une bouteille à gros ventre et, de la gauche, il tient un bâtonnet qui servait sans doute à frotter l'étoffe. Les dégraisseurs ambulants eurent la vie longue: des documents nous prouvent qu'ils nettoyaient les vêtements dans les rues jusqu'à la Belle époque.
 

 


Commentaires

 

1. wolfe  le 17-04-2012 à 17:38:34  (site)

Bonsoir!
Je vais bien et toi? Mon week end un peu la course mais sinon ça a été!
Oui il ne fait pas chaud du tout, on se croirait au mois de novembre!
Bisous

2. nathalie21  le 18-04-2012 à 11:31:30  (site)

Kikou Holly!!!!
Aujourd'hui je passe avec un temps pas terrible,gris & il pleut de temps en temps....Belle aprés-midi en ce jour des enfants.....Bibi doux....Nath & bisounours
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3. nathalie21  le 19-04-2012 à 11:37:00  (site)

Kikou Holly!!!!
Je passe avec un le soleil mais la pluie n'est pas loin lol belle aprés-midi ma douce amie!!!!Bibi doux....Nath & bisounours

 
 
 
posté le 16-04-2012 à 12:00:48

Il fait pas chaud.

 

Bonjour à tous !

houai ! pas aujourd'hui chez moi il caille même si j'ai du soleil il fait comme même froid d'ailleur le pare brise de ma voiture que j'ai oublier de rentrée au sous sol hier soir il était bien geler ce matin donc il a du faire hyper froid cette nuit.

je vous souhaite à tous de passer une bonne journée et je vous laisser avec un autre ancien métier je vous embrasse tous et à trés bientôt gros bisous

Les merciers

 

 

Les merciers, «qui vendaient de tout et ne fabriquaient rien», formaient sous l'ancienne législation le troisième des six corps de marchands de la ville de Paris, mais, en importance, richesse et nombre, ils étaient à juste titre considérés comme le premier. Au-dessous de ces personnages ayant pignon sur rue et boutiques bien assorties, qui recevaient chez eux la plus aristocratique clientèle (au point qu'ils se plaignaient que leurs magasins fussent déserts lorsque la Cour quittait Paris), il existait une véritable armée de «porte-balles», courant la province avec leur assortiment sur le dos, ou, plus fréquemment, dans des boîtes qu'ils portaient devant eux.

Ces «mercelots», comme on les appelait, porteurs de balles remplies de mercerie, de peignes, de couteaux, d'épingles, etc., jouaient un rôle important, non seulement dans les transactions commerciales du pays, mais aussi dans la vie publique.

En venant chercher dans les grandes villes les marchandises qu'ils allaient répandre au loin, ils s'approvisionnaient également de nouvelles. Ils colportaient en outre, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les écrits défendus, les pamphlets, les images prohibées. Une bonne partie de l'œuvre de Voltaire n'eut pas d'autres agents de diffusion. L'importance de ces colporteurs se mesurait à la dimension du panier ou de la boîte dans laquelle ils serraient leurs marchandises. De là le proverbe, usité durant quatre siècles: «A petit mercier, petit panier.»

Au public je suis nécessaire,
J'ai tout ce dont il a besoin.
Voyez ce qui fait votre affaire
Et prenez un peigne du moins.

 

 


Commentaires

 

1. nathalie21  le 16-04-2012 à 11:29:37  (site)

Kikou ma douce Holly!!!!!!
Je passe en ce Lundi avec un temps bien pourrie,gris,froid & pas mal de vent, bouuuuuuu je me demande kand il va faire bo komme on a eu au mois de Mars?
Belle aprés-midi ma douce amie!!!!!!!
Pleins de bibis doux....Nath & bisounours
( hé oui ta Juju & mon Juju sont fans de oui-oui lol c'est leurs héros lol)
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2. nathalie21  le 16-04-2012 à 19:17:14  (site)

Bonsoir Holly!!!!!
Voila une journée ki se termine,avant ke j'aille au dodo je passe te souhaiter une bonne soirée ainsi k'une tendre nuit... A demain!!!!!!Bibi doux....Nath & bisounours
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3. nathalie21  le 17-04-2012 à 11:44:36  (site)

Kikou Holly!!!!!
Ha aujourd'hui je passe avec le soleil pour te souhaiter une belle aprés-midi remplie de douceurs....Pleins de bibis doux....Nath & bisounours
Hey

 
 
 
posté le 13-04-2012 à 16:07:52

un bien jolie métier

Bonjour à tous !

nous voici donc vendredi et pour certain d'entre vous sont en vacances.

Pour nous il faut attendre encore une semaine mais cela va vite passer je vous laisser avec un jolie petit billet un autre ancien métier que l'on peut encore voir dans certaine region mais il se fait rare dommage car c'est un bien jolie métier je vous souhaite à tous un excellent week-end je vous embrasse tous et vous dit à très bientôt gros bisous à tous.

 

 

Le souffleur de verre

                        

Un bout d’histoire

Ce seraient les légions romaines de César qui, en venant s’installer dans nos régions, amenèrent l’usage du verre chez nous. Grâce à eux, nos ancêtres découvrirent la beauté, le luxe de ces récipients de couleurs, de formes et d’usages multiples. Aux 1er et 2e siècles, la plupart des objets en verre étaient importés des pays voisins. Des verreries furent néanmoins installées en Belgique, à Maquenoise et à l’Est de la Sambre et de la Meuse. Ce n’est que vers le 3e siècle que le verre presque incolore apparaît. La fabrication du verre se poursuit sous les Francs, mais peu à peu la qualité des produits s’étiole pour ne plus fournir qu’un verre de teinte verdâtre. A partir de la seconde moitié du 12e siècle, l’art de fabriquer et de décorer le verre va connaître un nouvel essor. Au début du 14e siècle, de nouvelles techniques de fabrication de feuilles de verre voient le jour en France (fabrication en plateau). Dans la région de Charleroi, la production de verre commence au milieu du 15e siècle avec la création d’une fournaise à Leernes. La verrerie fabrique alors uniquement du verre creux et des verres plats destinés aux vitraux.

 

Fabrication du verre à vitre en canon

La fabrication du verre commençait d’abord par le chargement du four. Les premiers fours à pots ou à creusets ont été remplacés dès 1886 par le four à bassin car les fours à pots ne résistaient guère plus de 8 semaines à la charge de 1200 à 1800Kg de verre à une température de 1600°. Le four à bassin, beaucoup plus grand, pouvait atteindre 350 tonnes de matière en fusion et, de plus, il était chauffé non plus uniquement au charbon mais par un procédé mis au point par Friedrich SIEMENS, utilisant un mélange de gazogène, de charbon, d’air et de vapeur d’eau, beaucoup moins coûteux. Les matières qui généralement composaient le verre blanc étaient: le sable (silice), le calcaire (chaux), la dolomie (magnésie), la soude (produite par les usines SOLVAY) et différents additifs tels l’alumine et le fer. A ce mélange, on ajoutait des déchets de verre (le groisil). Le verre une fois à température pouvait être « cueilli », par le 2ème gamin. Plusieurs cueillages successifs étaient nécessaires pour former la boule de verre au volume et au poids demandés par le souffleur. Entre chaque opération de cueillage, le verre et la canne étaient refroidis dans des seaux et cuves d’eau. Cette opération terminée, le canon partait pour le four d’étendage. Placé sur un support métallique, le canon était introduit dans un four qui pouvait atteindre 8 à 12 mètres de long. Une fois le verre suffisamment réchauffé, l’étendeur ouvrait le canon et l’aplatissait.

 

La feuille de verre était ensuite poussée vers le fond du four où elle se refroidissait progressivement pour être retirée et emmenée vers l’atelier de découpage qui mettait les feuilles à la dimension exigée par le client.

Son travail terminé, le 2ème gamin, passait la canne au 1er gamin qui e, « la paraison », dans un bloc de hêtre taillé à l’herminette. Il soufflait dans l’embouchure de la canne pour «percer » le verre, c’est-à-dire former la première bulle d’air à l’intérieur de la masse de verre. Ensuite, le souffleur prenait la canne pour former le canon. Tout en faisant tourner la canne, en soufflant dans l’embouchure et en balançant sa canne au-dessus d’une fosse qui pouvait atteindre 4 à 5 mètres de profondeur, le canon prenait forme.

 

                     

Les canons, suivant les grandeurs, pouvaient atteindre 35Kg que le verrier balançait à bout de bras. Tout ce travail nécessitait en cours de fabrication de réchauffer la masse de verre (deux fois en général).

 

                      

Durant le travail, il n’était pas rare qu’un souffleur déséquilibré par le poids du canon tombe dans la fosse au fond de laquelle une grille était placée à quelques centimètres du sol afin de laisser passer les débris de verre et d’amortir la chute de l’ouvrier.

 

                    

Lorsque le canon avait atteint la taille voulue, le souffleur procèdait au perçage de la calotte avant de détacher la canne du canon. Le canon était ensuite débarrassé de ses deux calottes afin de ne conserver que le cylindre.

                        

Celui-ci était transporté dans un autre atelier par des jeunes filles qui emprisonnaient un canon de chaque côté de leur taille grâce à une cordelette fixée à la ceinture et serrée autour des poignets.

 

Le canon était alors déposé sur un chevalet de bois pour être fendu sur sa longueur grâce à une tige de fer chauffée à blanc.

 

Pour éviter que le verre ne se chevauche une fois coupé, l’aide plaçait deux petites pinces de bois dans la découpe : « les climbias ».

 

 


Commentaires

 

1. nathalie21  le 14-04-2012 à 11:48:10  (site)

Kikou Holly!!!!
Je suis aller voire le site ke tu m'as donner & je le trouve super!!!!! j'ai fais un montage avec Juju & oui-oui lol MERCI pour de m'avoir donner l'adresse c'est trés sympas!!!!!
Belle aprés-midi de samedi!!!!
Pleins de bibis doux....Nath & bisounours
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posté le 12-04-2012 à 12:07:15

le métier de changeur.

Bonjour à tous !

comment aller vous en ce jeudi moi je vais super bien hier j'ai pus enfin planter mes fraisiers car il fesait un peu près beau il y a plus qu'à attendre la récolte qui j'espere sera bonne.

aujourd'hui j'ai du soleil mais par moment il y a de gros nuage tout gris ou même noir qui arrivent et la nous avons une sacrée averses je vous souhaite à tous de passer une bonne journée gros bisous à tous.

Et je vous laisse avec un autre vieux métier qui est celui de

changeur  

 

 

A l’origine, établis avec l’autorisation du roi ou du seigneur suzerain sur la terre duquel ils résidaient, les changeurs devaient :

1. recevoir les monnaies anciennes ou dont le cours n’était plus permis ;
2. donner à ceux qui les leur apportaient une valeur prescrite en espèces courantes ;
3. enfin envoyer aux hôtels des monnaies les pièces défectueuses reçues.

Tel fut le premier objet de leur commerce. Mais on conçoit qu’ils ne durent se borner à ce change de monnaies, peu lucratif en somme, qu’à une époque où le commerce n’était pas très florissant. Dès que les relations commerciales de pays à pays, de nation à nation, devinrent plus fréquentes et plus étendues, le rôle des changeurs se modifia sensiblement.


Un Changeur au XIIIe siècle.
Vitrail de la cathédrale du Mans
(Séré, le Moyen Age
et la Renaissance,
tome III). Dessin de Sellier.

Au lieu d’apporter des espèces avec eux, les marchands se munirent de simples lettres de change, plus commodes à transporter et qui couraient moins de risques. Les changeurs devinrent alors de véritables banquiers. Il va sans dire que bien longtemps avant que l’usage des lettres de change fût très répandu, le prêt à l’intérêt, bien que l’Eglise le défendît toujours, était ouvertement pratiqué ; d’où deux sources de revenu très fructueuses : les opérations de banque et le prêt à intérêt.

Il convient de considérer d’abord ce que furent les changeurs qui payaient une redevance au roi pour avoir le droit d’ouvrir boutique. On ne peut, à cet égard, remonter à une date très reculée, faute de documents ; mais il est évident que dans la France du Moyen Age, grâce au nombre considérable de monnaies différentes mises en circulation, on dut avoir recours d’assez bonne heure aux changeurs.

Au treizième siècle, le roi concède aux changeurs de Paris le droit d’ouvrir boutique à titre viager et moyennant dix livres de rente. Ce taux varia peu par la suite. Du reste, les monnayeurs royaux n’en conservaient pas moins le droit de changer les espèces défectueuses qu’on leur présentait, et sur ce point faisaient une concurrence très sérieuse aux véritables changeurs.

Dans presque toutes les villes, les boutiques des changeurs occupaient un emplacement déterminé. A Rouen, ils demeuraient dans la rue de la Cornoiserie ; à Paris, en 1304, d’après une ordonnance de Philippe le Bel, ils occupèrent les boutiques du Grand-Pont, du côté de la Grève, entre Saint-Leufroi et la grande arche du pont. Ce pont n’était plus alors que de bois ; construit d’abord en pierre, la majeure partie en avait été emportée en 1296 par une inondation : on lui donna le nom de pont au Change. L’autre partie du pont était occupée par des forgerons et des orfèvres. Ces derniers eurent des querelles avec les changeurs, dont ils usurpaient les privilèges.

Charles le Bel, en 1325, confirma l’ordonnance de Philippe le Bel et défendit d’exercer le change à Paris ailleurs que sur le Grand-Pont, sous peine de confiscation des choses échangées ; et, pour assurer l’exécution de ce règlement, il décida que les changeurs qui, par leurs délations, donneraient lieu aux confiscations, en auraient la cinquième partie. Charles VII, renouvelant les prescriptions de ses prédécesseurs, établit à perpétuité les changeurs sur le pont au Change.

« Mais, dit Sauval, on ne vit plus sur le pont que des chapeliers et des faiseurs de poupées. Le Parlement s’en prit à la suppression de la Pragmatique, et, dans les remontrances faites au roi en 1461, prétendit que la Pragmatique sanction avoit ruiné les changeurs, qui gagnoient beaucoup auparavant à donner de l’or pour de la monnoie, à raison que les banquiers de Rome tiroient alors tant d’or et d’argent du royaume et qu’il n’y avoit plus besoin de changeurs. »

Sauval fait erreur : les changeurs donnaient plus souvent de la monnaie pour de l’or que de l’or pour de la monnaie ; en tout cas, la remontrance du Parlement semblait assez peu fondée, car le commerce des changeurs ne se bornait pas à ce seul change d’espèces.

Sous François Ier et Henri II, les changeurs avaient repris possession de leurs boutiques. A partir de cette époque, le commerce des changeurs ne semble pas avoir été très prospère. En 1609, il n’y en avait plus qu’un ; la confrérie, qui avait son siège à la chapelle Saint-Leufroi, fut dissoute, et le Parlement, à la requête des administrateurs temporels de l’Hôtel-Dieu, décida que les ornements de l’autel (une croix, un calice, des burettes, une paix, un encensoir, le tout en argent doré) seraient donnés à l’église de l’hôpital de la Santé, que l’on construisait à ce moment en dehors de la porte du Temple. Depuis lors, les changeurs paraissent avoir cessé d’exister en tant que confrérie et corporation.

 

C’est surtout par les foires de Champagne et du midi de la France, ces immenses marchés auxquels on venait de tous les points de l’Europe, grâce aussi à l’impulsion donnée au commerce par le mouvement des croisades, que le trafic des changeurs avait pris de l’extension au Moyen Age.

Les changeurs des foires de Champagne, choisis par les gardes des foires, avaient un caractère officiel. C’étaient, du reste, assez souvent de grands personnages, qui par là jouissaient de privilèges importants : l’exemption du service militaire personnel, par exemple. Ils demeuraient dans les villes où se tenaient les foires : Troyes, Provins, Lagny et Bar-sur-Aube.

Le mobilier des boutiques de changeurs se composait d’une table couverte d’un tapis, d’un banc, de balances, de livres de comptes. Ce matériel suffisait à toutes leurs opérations. « Toutes les compagnies et changeurs desdites foires, dit une ordonnance de 1349, seront en leurs changes et lieux apparens et auront tapis à leurs fenestres ou estaux, en la manière qui souloit estre faite anciennement. »

Le commerce des changeurs aux foires fut une source de revenus pour les comtes de Champagne d’abord, plus tard pour les rois de France, qui autorisaient la création des offices. Quelques changeurs devaient même payer des rentes à certains établissements religieux. Dès la fin du XIIe siècle, on voit un comte de Champagne donner à l’Hôtel-Dieu de Provins un revenu de cinq sous à percevoir sur chaque table de changeur. Du reste, on paraît s’être assez peu inquiété de la moralité des gens auxquels on confiait ces offices, car on les voit assez fréquemment accusés de fabriquer de la fausse monnaie, ou bien en fuite, poursuivis par des créanciers trop confiants.

Le souverain percevait un droit sur chaque livre de change en or. Ce droit, fixé à un denier par Philippe le Bel, varia beaucoup et fut souvent bien plus considérable. Nous avons dit que les changeurs des foires devaient résider dans les villes où elles avaient lieu ; il y avait cependant des exceptions.

En 1154, le comte de Champagne Henri le Large défendit à tous les changeurs venant de Lagny à l’époque des foires d’y demeurer plus de dix jours. Plus d’un siècle après, dans la même ville, les changeurs reçurent des statuts qui fixaient le nombre de leur étaux à six ; mais ce nombre pouvait être augmenté suivant les besoins, et il est probable qu’il le fut. On décida que les changeurs pourraient avoir des commis et se faire remplacer comme bon leur semblerait, et auraient en outre la faculté de louer leur étal pour tout ou pour partie. La table d’un changeur constituait donc une propriété que l’on pouvait aliéner librement, pourvu que l’on payât une rente au seigneur qui l’avait concédée.

 


Commentaires

 

1. nathalie21  le 12-04-2012 à 11:36:53  (site)

Kikou ma douce Holly!!!!!
MERCI d'avoir souhaiter la fête a mon Juju!!!!!
Ouai le temps ici est komme chez toi, de gros nuages & le soleil se montre de temps en temps,pour l'instant le mois d'Avril n'est pas terrible lol
Belle aprés-midi!!!!!pleins de bibis doux....Nath & bisounours
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2. nathalie21  le 13-04-2012 à 11:51:23  (site)


Hebergeur d'imageKikou ma douce Holly!!!!!!
Je passe avec un bouket de lilas de souhaiter une belle aprés-midi remplie de douceurs......Bibi doux.....Nath & bisounours

 
 
 
 

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