posté le 23-07-2026 à 18:52:07

Le potager !

 

 

 

 

 

Le potager

Les oiseaux commençaient leur musique légère ;

Les arbres échangeaient les premiers hannetons ;

Et l'on voyait au loin passer une bergère

Qui gardait un troupeau de brume et de moutons.

Le gazon se baignait dans un bain de rosée ;

Le soleil se levait sur le jour d'aujourd'hui ;

Chaque feuille semblait, par le matin, rosée,

Et la fraîcheur d'hier dormait sur chaque fruit.

Dans une plate-bande à bordure d'oseille,

Majestueusement poussaient les artichauts ;

Sur le mur au-dessus d'un buisson de groseille,

Pendait le chasselas poudrerizé de chaux ;

S'échappant d'un carré de salade superbe,

Un légume parfois s'approchait d'une fleur

Car on voyait pousser, côte à côte dans l'herbe,

Des petits pois tout verts et des pois-de-senteur ;

 Bedonnant doucement sous leur cloche de verre,

Les melons presque mûrs avaient de beaux tons roux ;

Des mouches bourdonnaient aux portes de la serre,

Et des papillons blancs voltigeaient sur les choux ;

Le vieux tonneau de bois, rempli d'une eau éteinte,

Rêvait : "Serais-je pas un ruisseau pour de bon ? "

Et, toujours peinte à neuf, la tendre coloquinte

Gémissait : " Ah ! cessez de me croire en carton ! "

 On entendait au loin pépier l'alouette ;

Entre les noirs lauriers aux grâces de fuseaux

Se dissimulait mal l'informe silhouette

Du bonhomme en chiffons qui fait peur aux oiseaux.

 Mais, comme il n'y avait dans l'heure enchanteresse

Personne encore et qu'on respirait du bonheur,

Tous les petits oiseaux piquaient d'une caresse

Le bonhomme en chiffons qui leur fait pas peur.

Ils disaient : " Tui ! tui ! tui ! très malins nous le sommes :

Nous fuirons tout à l'heure avec un grand effroi...

Mais tu es bien meilleur que tous les autres hommes,

Et, quand nous sommes seuls, nous venons tous sur toi ! "

Rosemonde Gérard Rostand

 

 

 

 

 

 Le coquillage

Ronfle coquillage

Où l'on entend tout le bruit de la mer

Vague par vague,

Où l'on entend marcher les petits crabes

Où l'on entend mugir le vent amer.

 Ronfle coquillage

Ah ! je revois tous les bateaux de bois,

Les voiles blanches

Claires comme un matin de beau dimanche

Ailes de la joie.

 Ronfle coquillage !

En toi je retrouve les beaux jours vivants,

Où les mouettes claquaient au vent

Dans un grand ciel bleu gonflé de nuages,

De nuages blancs, signe du beau temps ! ...

 Ronfle coquillage.

Maurice Fombeure

 


 
 
posté le 21-07-2026 à 11:05:27

Mes Bonheurs partagés

 

 

 

Analogie du Soleil

Il est le cœur de notre monde,

Une majesté qui trône dans le ciel,

Celui qui de lumière inonde

Les prés existentiels.

Qu'on le haïsse ou bien qu'on l'aime,

Qu'on l'insulte ou qu'on le prie,

Il ne cesse d'envoyer de même

Ses doux rayons dorés de vie.

Soyez comme le Soleil : pendant la pluie rayonnez,

Vous transmuterez la haine en arcs en ciel de vérité.

Les conflits sur la Terre ne l'empêchent de briller,

A tous, sans distinction, il continue de donner.

Le Soleil par ses apports permet la vie ;

Donnez, vous deviendrez comme lui,

Vous en serez grandis.

Sa lumière perçante chasse les ténèbres,

Et les sombres pensées dans les âmes funèbres.

Rayonnez d'Amour, vous créerez un paradis.

Mikaël Le Saint

 

 

 

 Féerie estivale

Le rosier luxuriant et la mauve clématite

L'odorant chèvrefeuille à la robe safran

Escaladent les murs sur des échelles de bois

En déroulant au mur un décor vaporeux

 Dans les plis de l'ample rideau de pourpre et d'or

Les jolies fleurs cascadent répandent leur parfum

Se fixent comme des lampes éclairant les façades

En mêlant leurs couleurs elles donnent de la gaieté

 En mêlant leurs odeurs elles embaument l'été

Les fleurs arachnéennes avancent comme des lianes

Leurs tiges hélicoïdes s'enroulent à des rampes

 Elles rampent se lovent s'enroulent se croisent en arceaux

Elles courent sur des fils en formant des ruisseaux

Et au bout de leur course retombent en avalanches.

Alain Hannecart

 
je vous presente mes 2 chats 
voici USKY 
 

 
 
 
 et voici ABOU

 

 
 
 

Bonheur partagé

Tu es mon chat, mon sphinx

Mon ami familier

Assis sur mes genoux

Tu aimes ronronner

Ce vibrato calmant

Qui vient à mon oreille

Dit ton contentement

Quand près de moi tu veilles

 

Chat si cher à mon cœur,

Ta beauté m'éblouit

Tes yeux qui sondent l'ombre

Ton museau délicat

Aux vibrantes moustaches

Ton poil de soie lustré

Qui brille sous ma main

Ton corps qui se blottit

Sur mes genoux-coussins

 

Ton esprit flotte là

Et vers moi s'évapore

Si je ferme les yeux

Je t'aperçois encore

Des ondes vont et viennent

De mon cœur à ton cœur

Mon tendre chat discret

Mon tendre chat bonheur...

Michèle Corti 

 


Commentaires

 

1. lafianceedusoleil  le 21-07-2026 à 22:23:02  (site)

Coucou ma douce et fidèle Holly,
ce sont de magnifiques textes que tu nous as offerts.
Merci ma belle.
Tes chats sont magnifiques. J'ai préféré le petit chaton, il est craquant.
Il fait plus frais, cela fait grand bien.
Je vais bien, je souhaite qu'il en est ainsi pour toi et les tiens.
Bonne fin de soirée et bon mercredi.
Gros bisou
Cricri

2. aufildelautomne  le 22-07-2026 à 17:41:10  (site)

bonjour merci beaucoup de ton passage, très beau texte , ooh trop chou tes chats. Passe une bonne fin de journée

 
 
 
 

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